Espace privé

AUDIO

Click

VIDEOS EXLUSIVES

Voir toutes les vidéos

Newsletter

Tenez-vous informé grâce à nos newsletters!










Retrouvez nous sur

  • paroles de femmes
  • paroles de femmes
  • paroles de femmes
Paroles de femmes aux côtés des travailleuses de Lejaby

 Communiqué de l’association Paroles de femmes

Elles sont sous les lumières des projecteurs et manifestent. Elles crient leurs colères et leur désarroi. Ces travailleuses qui ont donné des années de leur vie à leur entreprise.

Elles, qui ont parfois de lourdes responsabilités familiales et qui élèvent seules, leurs enfants sont heureuses de voir tous ces Médias s’intéresser à leur histoire.

Mais voilà, après les images passées dans tous les JT, les lumières médiatiques se sont éteintes laissant la place à une profonde solitude.

Janine Caillot, déléguée CGT, me raconte leur demande de reclassement, la cellule psychologique mise en place, les promesses politiques. Elle me parle de cette société où ses femmes ont travaillé durement, collectivement afin d’optimiser la rentabilité de Lejaby et de ces 255 femmes qui n’ont plus d’emploi.

Lejaby dont 80% des employés sont des femmes et dont un grand nombre sont des foyers monoparentaux.

Elles me parlent de ces différents métiers qu’elles occupaient, monteuses, modélistes, coupeuses, démonstratrices, prototypistes…Tout un savoir-faire.

Tous ces mots écrits dans la Presse leur font peur, précarité, crise, chômage.

Difficile de retrouver un emploi lorsque l’on est une femme et que l’on a plus de 40 ans ! Me dit Janine.

Et pourtant, ayant constaté une baisse des ventes, elles avaient fait de nombreuses propositions à la direction afin de redynamiser la marque montrant leur potentiel, leur créativité et leur engagement vis-à-vis de leur entreprise. La délocalisation n’était pas la seule solution, ajoute t-elle.

Mais sur le site d’Yssingeaux, la situation n’est pas la même, poursuit-elle. Les femmes se battent encore et rencontrent des politiques aujourd’hui comme Laurent Wauquiez. Elles attendent d’eux des réponses et des solutions afin de rester dans l’emploi. L’heure est encore à la lutte.

Voilà pourquoi aujourd’hui Paroles de femmes s’engage à leurs côtés et organise un comité de soutien.

Mais nous ne sommes pas dupes, nous savons que les associations ne sont que des béquilles temporaires, un simple regard attentif et solidaire, un porte voix à la détresse et que c’est aux pouvoirs publics d’agir aujourd’hui pour que ces femmes ne connaissent pas la spirale du chômage et de la précarité.

Alors nous espérons que toutes ces paroles de femmes d’Yssingeaux à Rilleux seront entendues, parce qu’il n’est pas acceptable que les êtres humains ne pèsent plus grand-chose dans cette course au profit.

Olivia Cattan, Présidente de Paroles de femmes

Contact : 06 12 29 41 05

 
Paroles de femmes soutient le Pacte des quartiers populaires

Paroles de femmes, créatice du "Pacte féminin pour l'égalité hommes-femmes" a rencontré l'initiateur du pacte des quartiers populaires, Nassurdine Haidiri, élu PS à Marseille afin de travailler ensemble sur différentes propositions pour les Présidentielles et sur une prochaine conférence qui aura lieu à Marseille.

Dans ce cadre et afin de symboliser notre partenariat, nous avons eu envie de lui donner la parole sur notre site.

Tribune de Monsieur Nassurdine Haidiri

A l’ombre des lois de la République, une partie de la population française a rencontré le mépris. Le mépris d’un universalisme proclamé mais aveugle aux différences. Ce mépris qui a conduit à la stigmatisation et à la discrimination.

A l’ombre des lois de la République la majorité des personnes résidant dans ces quartiers populaires ont été les plus durement frappés par le chômage de masse, l’inégalité scolaire l’insécurité sociale, la relégation économique, et la marginalisation territoriale.

Ces hommes et ces femmes épris de justice et d’égalité ont fait la douloureuse expérience des humiliations permanentes, des crimes racistes, de l’instrumentalisation de la peur et de la haine et savent que justice trop tardive est : déni de justice.

En 1983, une génération avait décidé de briser le mur du silence, cette génération avait parcouru la France  pour lutter contre le racisme qui gangrénait de plus en plus la société française et pour affirmer que l’égalité de traitement était la seule voie praticable pour construire une France plus juste et plus forte.

Cependant, près de trois décennies se sont écoulées et une question reste encore en suspend. 

Qu’avons-nous fait de cette promesse  d’égalité ? 

Le constat est amer. 

Comment peut-on parler d’égalité lorsque les quartiers populaires souffrent d'un chômage endémique, dépassant parfois les 40%. 

Comment peut-on parler d’égalité lorsqu’une grande partie de la jeunesse de ces quartiers populaires est écartée de toutes réussites scolaires, professionnelles et sociales.

 Comment parler d’égalité lorsqu’aux prix de nombreux sacrifices, les plus diplômés ne franchissent même pas les portes du premier entretien d'embauche.

 Comment parler d’égalité lorsque le quartier où l’on habite, le nom que l’on porte, et  la couleur de sa peau conditionne trop souvent son statut social.

Au vu de ce triste gâchis, de ce temps perdu, de ces vies perdus, notre génération a décidé de s’inspirer de la marche pour l’égalité et contre le Racisme pour encore dire : Non

 Non ! aux injustices,aux  discriminations, à l’instrumentalisation politique de la peur et de la haine, à la normalisation de la parole raciste en politique comme dans les médias, à l’instrumentalisation de l’Islam, à la stigmatisation de l’immigration, à l’exploitation du passé colonial.

Et pour dire tout simplement : NON, NOUS NE MARCHERONS PLUS !

Nous ne marcherons plus dans les calculs politiques à court terme, qui installent le désespoir et la déshérence au cœur de nos cités.

Nous ne marcherons plus dans ces politiques de la ville annoncées en fanfare, "plans Marshall" ou "antiglandouille". 

Nous ne marcherons plus pour demander ce qui devrait nous revenir de droit : une égalité réelle garantie par la loi et vérifiée dans les faits. 

Nous savons que la crise économique occupera une place importante lors de cette élection présidentielle. Mais nous avons l’intime conviction que par ce que la crise frappera d’abord les personnes les plus fragiles économiquement et les plus discriminées socialement que nous devons ne pas fermer les yeux et que nous devons installer la question de l’Egalite de traitement au centre du débat présidentiel.

 Nous n'accepterons plus d'attendre à l'ombre des lois, nous n'accepterons plus d'attendre aux portes des grandes écoles, aux portes des grandes entreprises, aux portes de nos rêves et de nos ambitions et aux portes du temps. Car en réalité le temps est neutre il peut être utilisé à détruire ou à construire.

 C’est par ce même souffle d’égalité qui avaient poussé dans l’indifférence générale 32 marcheurs à exprimer leur volonté d’une société plus juste que j’ai lancé un appel le 15 octobre 2011. Nous avons constitué un groupe de travail et mise en place une consultation nationale de personnalités intellectuelles, associatives et politiques.

 Nous sommes conscients que les chantiers sont vastes, que la tache sera rude et que nos propositions sont les prémices d’une dynamique luttant contre les discriminations que nous avons pu rencontrés sur le terrain. C’est pour cela que nous avons conçu des propositions concrètes, efficaces, réalisables et évaluables. Nous sommes allés au plus près des préoccupations des habitants, nous les avons écoutés, consultés et nous avons décidé ensemble de répondre à leurs attentes. Notre aspiration à l’égalité et notre détermination à transformer les conditions de vie des quartiers populaires et même au-delà est sans faille ; car nous voulons une République indivisible, laïque, démocratique et sociale qui assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, ou de religion.

Nos propositions :

 CRÉER UN MINISTÈRE DE L'EGALITÉ

 Le Ministère de l'Egalité aura pour objectif de faire respecter l'engagement constitutionnel d'une France indivisible. Il veillera scrupuleusement au respect de l’égalité homme-femme et protègera chaque individu de toutes formes de discriminations (l’âge, le sexe, l’origine, la situation de famille, l’orientation sexuelle, les mœurs, les caractéristiques génétiques, l’appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation, une race, l’apparence physique, le handicap, l’état de santé, l’état de grossesse, le patronyme, les opinions politiques, les convictions religieuses, les activités syndicales, l’origine géographique, sociale etc.…). De plus, il assurera l’égalité de traitement par la mise en œuvre d’actions positives dans les secteurs privés et /ou publics. 

CONDITIONNER LES MARCHÉS PUBLICS AUX ENTREPRISES QUI FAVORISENT LA DIVERSALITÉ FRANÇAISE  

L’Etat et les collectivités territoriales devraient conditionner l’attribution des marchés publics aux entreprises ayant une véritable politique de lutte contre les discriminations et pour l’égalité réelle. En la matière, les collectivités disposent d’une véritable capacité d’impulsion, puisqu’il est possible d’intégrer l’exigence de diversalité dans les cahiers des charges des marchés publics. Cette initiative obligerait réellement les entreprises d’aller au-delà de la simple signature d’une charte. De  même, nous demandons aux collectivités territoriales la mise en place de commissions de lutte contre les discriminations au sein de leurs propres institutions afin de promouvoir la diversalité. Il s’agit donc d’engager les entreprises et les collectivités territoriales à lutter ensemble contre les discriminations.

 FACILITER LA MIXITÉ SOCIALE  

Les commissions d’attribution se sont avérées au fil du temps des lieux de fabrication d’espaces urbains dégradés. Elles doivent être aux couleurs de la France et devenir l’instrument de rééquilibrage politique et géographique dans la ville. L’objectif de cette proposition est d’une part de rendre anonymes les dossiers de logement pour éviter les stigmatisations par le nom et d’autre part de conditionner les permis de construire des projets immobiliers de plus de 10 logements à un quota minimum de 30 % de logements à loyer accessible (privés ou sociaux), hors territoires ayant déjà plus de 40% de logements sociaux  en repositionnant  la loi SRU à l'échelle locale. 

LUTTER CONTRE LE CONTRÔLE AU  FACIÈS 

La relation police-citoyens est à l’origine de nombreuses tensions en France, et, notamment, de toutes les émeutes depuis les années 1980. L’objectif de cette proposition est d’intégrer dans la loi le reçu du contrôle d'identité, qui devra signaler la date, l’heure, le lieu, le cadre légal, le motif, le résultat du contrôle et une évaluation de la procédure (respect, politesse, vouvoiement, etc.) et être contresigné par la personne contrôlée. Cette mesure supposerait la centralisation des souches et l’évaluation des résultats des contrôles par une commission indépendante ; une vraie politique en faveur du rapport police-citoyen ; et une attention au traitement des données (que le nom n'apparaisse que sur la copie de la personne contrôlée, que l'identification de l’agent se fasse par matricule, etc.) Le reçu permet : plus de transparence sur la manière dont les agents de police utilisent leur pouvoir de contrôle - cet outil constitue “une trace”; une meilleure évaluation de la politique du contrôle d’identité, sur la base de ses résultats ; un support officiel de recours dans le cas où les agissements policiers sortiraient du cadre de la loi ; de donner à ceux qui subissent les contrôles un élément objectif pour le prouver, et, par la même occasion, à la police le moyen de justifier leur contrôle en cas d’accusation de contrôle discriminatoire ou abusif erroné ; un dialogue entre police et citoyens basé sur des faits et non du ressenti.  

ASSURER UNE REPRÉSENTATIVITÉ POLITIQUE ET DIPLOMATIQUE CONFORME À L'IMAGE DE LA DIVERSALITÉ FRANÇAISE 

L’objectif de cette proposition est, d’une part, d’exiger des partis politiques qu’ils fournissent les éléments objectifs ayant conduit à la non représentativité de certaines populations au niveau de chaque élection, de même pour le Président de la République pour chaque nomination, et, d’autre part, de limiter dans le temps le nombre de mandats électifs successifs - 3 mandats - pour les députés les sénateurs et les Présidents d’exécutifs. 

 

 
Le Féminicide doit être inscrit dans le droit pénal français

Le féminicide tend à se répandre dans le droit pénal en Amérique latine. Peu de temps après le Pérou et la Bolivie, qui avaient eux-mêmes suivi l’exemple du Mexique, du Chili, du Costa Rica, de la Colombie, du Salvador et du Guatemala, c’est au tour du Nicaragua, le 1er décembre, de faire entrer ce mot dans son vocabulaire juridique. Nous espérons que Mme la Ministre Roselyne Bachelot nous aidera à accéder à notre demande, faire entrer le féminicide dans le droit pénal français. Une demande qui avait été faite avec le père de Cassandre Bouvier.

 

 
Paroles de femmes organise un Comité de soutien pour Caroline Sinz avec Françoise Laborde

L’association Paroles de femmes s’indigne concernant l’agression sexuelle de la journaliste Caroline Sinz.

« Alors qu’il y avait une timide progression concernant la place des femmes au sein des grands reporters, l’agression sexuelle de Caroline remet en cause le fait d’être femme et d’exercer cette profession dans certaines régions du monde. Comme si être grand reporter ne pouvait être qu’un métier d’homme. Cela nous ramène à des temps anciens inacceptables ! Ceci est une régression pour le droit des femmes en général. Il est primordial aujourd’hui de résister et d'ignorer la première déclaration de Reporters sans frontières visant à dire qu'il valait mieux éviter d'envoyer des reporters femmes dans certaine régions. Les rédactions doivent permettre aux femmes d’être des journalistes à part entière au même titre que leurs confrères. Les femmes doivent pouvoir exercer ce métier de grand reporter dans le monde entier en toute sécurité sans craindre pour leur intégrité et leur sécurité. Après nous être entretenues avec Caroline Sinz dans la soirée, nous avons appris qu'elle avait porté plainte contre X. Paroles de femmes envisage donc de se porter partie civile à ses côtés et de former un comité de soutien. Françoise Laborde du CSA est la première à nous avoir rejoint ainsi qu'Ariane Massenet, Audrey Pulvar, Marie-Françoise Colombani, Catherine Durand, Corine Goldberger... C'est à double titre, en tant que journaliste et Présidente de Paroles de femmes que je soutiens Caroline et toutes ces journalistes agressées parce que femmes.

 Nous espérons que les journalistes, hommes et femmes, se joindront à ce Comité de soutien. Envoyez nous un mail à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 Olivia Cattan, présidente de Paroles de femmes

 
Une rose blanche en mémoire des victimes de violence

Olivia Cattan, son vice président Karim-Hervé Benkamla se rendront demain vendredi 25 novembre, journée contre les violences faites aux femmes, sur le parvis des droits de l’homme à 10h30 afin de déposer une gerbe symbolique en mémoire des 148 femmes victimes de violence en 2010 en présence de Mme la Ministre Roselyne Bachelot, le père de Cassandre Bouvier et à l'appel des associations NPNS, Solidarité femmes, SOS racisme et la confédération étudiante ainsi que Marek Halter. Venez vous aussi déposer une rose blanche pour ne pas oublier Cassandre, Houria, Agnès, Océane, Natacha…et toutes ces victimes innocentes tombées sous la violence aveugle de leurs agresseurs parce que femmes.

 

 
JDD: Paroles de femmes lance un grand sondage IFOP : "ce que veulent les femmes"

 A l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, l’association Paroles de femmes publie un grand sondage IFOP intitulé « Ce que veulent les femmes » dans le JDD :

« Nous avons souhaité mettre en évidence les enjeux prioritaires des femmes françaises d’aujourd’hui afin de montrer que la situation actuelle était grave tant  en matière de violences qu’en matière d’inégalités salariales. Et la précarité est malheureusement le résultat de ces inégalités. Alors nous pensons qu’il est temps d’alerter les pouvoirs publics et de tirer la sonnette d’alarme. La cause des femmes n’est pas un simple gadget politique en vue des Présidentielles mais une politique publique majeure, un enjeu national qui mérite une profonde réflexion et un arsenal de propositions afin de renouveler les politiques menées jusqu’à présent en la matière ! Le viol et le meurtre de la jeune Agnès montre la gravité de la situation et prouve qu’il est nécessaire aujourd’hui de mener une campagne nationale de prévention contre les violences dans les Etablissements scolaires » a expliqué Olivia Cattan, Présidente de l’association Paroles de femmes interviewée par le JDD.

 Depuis sa création, Paroles de femmes a fait de nombreuses propositions consignées dans le Pacte féminin pour l’égalité en 2007 sur l’égalité salariale, les violences faites aux femmes, la précarité,  le logement pour les femmes précaires et victimes de violences, le handicap. Nous voulions confronter de façon générale la réalité des besoins des femmes d’aujourd’hui avec le travail des associations féministes. Mais nous voulions également interroger les femmes sur leur rapport aux religions et à la laïcité, sur la création d’un Ministère et surtout sur la personnalisation politique du combat féministe.

 Et les résultats de ce sondage sont probants, sur 1000 femmes interrogées, deux grandes priorités se détachent : L’égalité salariale avec à la clef des sanctions immédiates et plus fermes et une meilleure prise en charge des violences, allant de la prévention aux condamnations.

 -         La première priorité des femmes concerne l’égalité salariale à 84%. Tout âge confondu et quelque soit leur situation familiale et leurs situations géographiques.

-         La seconde priorité concerne la création des lieux d’accueil pour les femmes précaires ou victimes de violences à 73%.

-         La troisième priorité étant la création d’une aide spécifique pour les femmes ayant un enfant handicapé à 71%.

-         Le changement de mots discriminatoires comme Mademoiselle, droits de l’homme…arrive à 10% seulement.

 

L’application immédiate des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale reste la mesure phare partagée par toutes les générations à 92% afin de lutter contre les inégalités et la précarité.

  Les chiffres concernant le harcèlement, les violences conjugales, les agressions sexuelles et le viol sont accablants :

 -         43% des femmes ont dans leur entourage proche une ou des femmes qui ont été victimes de harcèlement avec peu de différences entre les diverses situations familiale (Pacsées, mariées…) et les milieux socio-professionnels (professions libérales, employée, ouvrières). 26% ont été elles-mêmes victimes.

 -       43% femmes ont dans leur entourage proche une ou des femmes qui ont été victimes de violences conjugales. 13% ont été elles-mêmes victimes.

 -         24% ont dans leur entourage proche une ou des femmes qui ont été victimes d’agression sexuelle toutes tranches d’âge confondues. 12% ont été elles-mêmes victimes.

 -         18% ont dans leur entourage proche une ou des femmes qui ont été victimes de viol avec une hausse pour la tranche d’âge de 18 à 34 ans (20%) et les professions libérales et cadres supérieure à 23%. 5% ont été elles-mêmes victimes.

     De façon générale, les mesures jugées les plus efficaces afin de lutter contre les violences dans leur ensemble concernent la Justice.

 - 70% des femmes estiment qu’appliquer des peines exemplaires contre les auteurs de ces crimes, sans remise de peine pour bonne conduite, seraient une mesure prioritaire pour lutter contre les violences.

- 42% estiment qu’un allongement du délai de prescription des agressions sexuelles de 3 à 10 ans serait la seconde mesure phare.

- 30% d’entre elles estiment que la mise à disposition de logements prioritaires combinée à des programmes de prévention (26%) renforcerait l’arsenal de mesures de lutte contre les violences faites aux femmes.

- 1% seulement pensent que les manifestations sont utiles.

 D’autres résultats ressortent de ce sondage :

 -         Pour 56% des femmes, le féminisme est un combat d’aujourd’hui non d’arrière garde (11%).

-         Pour 59% des femmes, la création d’un Ministère spécifique aux droits des femmes est utile contre 41% qui le jugent inutile.

-         Pour 53% des femmes, la France est un pays sexiste où la parole des femmes ne vaut pas celles des hommes.

 Concernant les trois religions monothéistes et la laïcité.

 -         57% des femmes considèrent que les religions soumettent les femmes.

-         66% d’entre elles pensent que la laïcité est un facteur d’émancipation des femmes.

 Même si 91% des femmes pensent qu’une femme puisse un jour être élue Président de la République, ce qui est accablant est de voir que pour les femmes interrogées, peu d’hommes et de femmes politiques semblent être à l’écoute en matière de droit des femmes puisque 31% de femmes interrogées ne savent pas ou ne se prononcent pas.

 -         Simone Veil arrive toujours en tête avec 15% avec une hausse (22%)pour la tranche d’âge des 65 ans et plus .

-         Martine Aubry arrive à 9% suivie de Ségolène Royal à 7%.

-         Nicolas Sarkozy arrive à 3% avec une hausse (8%) pour la tranche d’âge des 65 ans accompagné par Marine Le Pen ( 3%°) qui touche davantage les 35-49 ans (5%).

-         François Hollande arrive à (1%) avec Rama Yade, Christine Boutin, Elisabeth Badinter, Eva Joly ou encore Rachida Dati.

 En s’appuyant sur ce sondage, Paroles de femmes lancera avec  les Mariannes de la diversité, en janvier prochain : « Le Tour de France des femmes », une série de débats participatifs dans les grandes villes de France, Dom Tom et zones rurales comprises où nous inviterons des femmes de tous milieux socioprofessionnels afin de recueillir d’une part toutes les problématiques que rencontrent ces femmes et d’autre part de travailler ensemble sur une série de mesures qui répondront au mieux aux besoins quotidiens des femmes.

 Ces mesures seront remises aux différents candidats à la Présidentielle afin que la cause des femmes ne soit pas l’otage d’un seul parti politique mais l’enjeu de tous.

 
Bruno Solo, Thomas Dutronc, Passi contre les violences faites aux femmes

« Les hommes s’engagent contre les violences faites aux femmes »

Parce que l’égalité est aussi une affaire d’hommes, parce que la lutte contre les violences doit se faire avec les hommes, Paroles de femmes a demandé à 10 hommes,  journalistes, écrivains, Rappeurs, chanteurs, comédiens, humoristes, sportifs, politiques de se mobiliser pour la journée internationale contre les violences du 25 novembre et de dire avec nous : « Non à la violence faite aux femmes ».Bruno Solo, comedien.Thomas Dutronc, chanteur.

 Ces parrains se sont engagés à nos côtés afin de participer aux campagnes de sensibilisation que nous effectuerons pendant une année.

 L’association Paroles de femmes, composée d’hommes et de femmes, a toujours milité pour cette mixité dans les associations féministes.

 Cela fait trois ans que Paroles de femmes dispense des modules « d’éducation à l’égalité » dans de nombreux Collèges mais il faut aujourd’hui que l’Etat s’engage afin de nous donner les moyens de le faire dans tous les établissements scolaires, les centres de formation, les Universités et Facultés, les Centres sportifs, les Institutions et entreprises publiques...

 La lutte contre les violences ne doit plus rester un combat exclusivement féminin.

 Pour faire reculer les violences, il faut que les hommes s’emparent aussi de cette lutte afin de faire évoluer la vieille image de la masculinité où la violence et la domination sont des signes de la virilité suprême.

 Il faut briser le silence des hommes à ce sujet et mettre fin à une guerre des sexes qui en 2011 n’a plus lieu d’être.

 Nous devons tous ensemble accélérer les changements de mentalités pour mettre fin aux violences et à ce sexisme ambiant.

.La fin des violences faites aux femmes est un enjeu de société qui nous regarde tous.

 Alors disons tous ensemble : Non à la violence faite aux femmes !

 Retrouvez sur notre site les messages de ces hommes qui s’engagent et poster vous aussi votre témoignage afin de participer à cette campagne.

 Donnons la parole aux hommes sur les violences faites aux femmes !

Retrouvez-nous sur : http://www.parolesdefemmes.org/blog-men/

 

 
Scandale sexuel à la RATP

 L'association Paroles de femmes soutient le syndicaliste Mourad Ghazli qui a dénoncé les faits.

 Nous avons pris connaissance des procédures judiciaires sur les faits de harcèlements qui touchent la RATP . Nous nous félicitons de l'intervention  des syndicats qui ont dénoncé les faits et qui ont déposé plainte.

 Nous trouvons surprenant que  la direction de la RATP ait fait le choix de révoquer le syndicaliste le plus en pointe dans ce combat pour l'égalité des sexes. Notre expérience sur le terrain nous a  montré que les  victimes de harcèlement ont peur de témoigner et qu’il est important qu’elles puissent être écoutées afin que leurs paroles soient prises en compte.

 Sanctionner un syndicaliste qui a dénoncé de tels faits créerait un dangereux précédent. Les syndicats doivent avoir une pleine liberté d’expression afin de pouvoir agir aux mieux pour la défense des salariés.

 Voilà pourquoi nous demandons à Monsieur Pierre Mongin PDG de la RATP de le rencontrer afin d’une part de reconsidérer la procédure de licenciement à l'encontre de Monsieur Ghazli et d’autre part mettre en place au sein de la RATP des Modules de prévention afin de lutter contre les violences faites aux femmes.

Nous sollicitons l'intervention de Jean Paul Huchon en qualité de président du STIF afin que la RATP ne sanctionne plus ceux qui tentent d’aider des femmes, victimes de harcèlement.

 Il est temps en France de briser l’omerta sur tous les types de violences faites aux femmes et les entreprises publiques se doivent de se montrer exemplaires en la matière.

 Olivia Cattan, Présidente de Paroles de femmes

06 12 29 41 05

www.parolesdefemmes.org

 

 

 

 

 

 

 
campagne contre l'isolement des mères ayant un enfant handicapé

 Suite au suicide de cette maman et du meurtre de son enfant autiste, Paroles de femmes tire la sonnette d’alarme et lance un appel d’urgence au gouvernement et notamment à Mme la Ministre Roselyne Bachelot.

Nous avions publié dans l’Express, il y a quelques semaines, une pétition sur les femmes et le handicap portée par Sandrine Bonnaire, Francis Perrin, Thomas Dutronc et Jean Dujardin afin de dénoncer d’une part la discrimination des enfants TED, autistes et dysphasiques et d’autre part l’isolement et la précarisation de ces mamans.

 Nous avions parlé de ces enfants discriminés à l’école, faute de la professionnalisation des auxiliaires de vie scolaire.

De ces enfants discriminés dans certains centres sportifs qui refusent de les accueillir.

De ces mères souvent incriminées par les psychanalystes et qui ne bénéficient d’aucun soutien.

 Nous adressons un appel solennel au gouvernement et aux ministères concernés pour que ces enfants puissent enfin suivre une scolarisation et une intégration dans de meilleures conditions.

Nous lançons également un appel également à toutes les fédérations sportives afin que ces enfants aient enfin accès à tous les sports.

 Afin de pallier à ce manque d’écoute vis-à-vis de ces mères, paroles de femmes lance une grande campagne de sensibilisation sur ce sujet avec des témoignages.

Donnons la parole aux enfants et aux  mères afin de déconstruire les préjugés et les clichés qui entourent ces syndromes.

Brisons l’isolement !

 Ci-joint le lien de l'émission : "revu et corrigé" de Paul Amar qui a reçu Olivia cattan, présidente de Paroles de Femmes.

http://www.youtube.com/watch?v=ZW1ML1d3FWA&sns=fb

 

 
Paroles de femmes soutient le Féminicide

Après la manifestation du 5 novembre contre les violences, nous souhaitions mettre la lumière nos différentes revendications établies dans le « Pacte féminin pour l’égalité ».

 - La première proposition concerne le logement pour les femmes victimes de violences ou de précarité. Voilà pourquoi nous proposons la création de maisons citoyennes : Maisons d’accueil, d’accompagnement et de réinsertion pour les femmes et de leurs enfants.

- La seconde proposition concerne une répression plus ferme concernant les violences avec des peines exemplaires, sans remises de peine pour bonne conduite et avec la création d’une circonstance aggravante en cas de récidive.

- La troisième proposition concerne le délai de prescription des agressions sexuelles passant de 3 à 10 ans. Cette proposition de loi a été publiée en 2006 dans le cadre de notre Pacte féminin et envoyée aux députés. Marie-Georges Buffet l’a déposé en octobre 2011 à l’Assemblée nationale ainsi que par la sénatrice centriste Muguette Dini.

- La quatrième proposition concerne la création de Tribunaux spécifiques sur le modèle espagnol.

- La cinquième proposition est de former tous les personnels concernés par les violences faites aux femmes.

- La sixième proposition concerne la prévention de ces violences dans tous les établissements scolaires et universités ainsi que dans toutes les administrations et Institutions.

 Enfin, contactée par M Bouvier, père de Cassandre, assassinée en Argentine avec Houria, Paroles de femmes a décidé de porter son combat afin que le Féminicide soit reconnu en France et inscrit dans le droit pénal français.

 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant > Fin >>

Page 1 sur 18