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Mercredi, 31 Mars 2010 |
L'association Paroles de femmes a conçu un programme à destination des collèges pour lutter contre les discriminations sexuelles et les violences.
Intervenir dès l'école. Voilà le credo d'Olivia Cattan, la présidente de Paroles de femmes, une association qui lutte contre toutes les formes de discriminations sexuelles. Depuis près de deux ans, elle se rend chaque semaine dans des collèges d'Ile-de-France pour parler des violences faites aux femmes et tenter de faire évoluer la situation par l'éducation. Mercredi, à l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le Premier ministre François Fillon a désigné ce combat "Grande cause nationale 2010". Et il y a urgence. En France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son compagnon. Le projet de Paroles de femmes est né du constat qu’à l'école déjà, il y a les prémices de cette violence entre garçons et filles: les insultes fusent, parfois plus.
Olivia Cattan reçoit de plus en plus de demandes de collèges. Le module de prévention, qui s'étale sur un an à raison d'une heure par semaine, est conçu pour laisser une grande place à la parole de l'élève. Ainsi, les cours théoriques et les petits exercices pratiques alternent. Les jeunes s'expriment puis l'intervenante travaille avec eux sur les thèmes abordés. Des ateliers slam vont bientôt être mis en place. "S'exprimer fait évoluer les jeunes, il y a moins de violence et plus de dialogue", témoigne la présidente de Paroles de femmes.
Elargir le dispositif au primaire
"Il est important d'agir à l'âge où la violence et les discriminations naissent, quand on peut encore changer les choses", poursuit Olivia Cattan. C'est pourquoi Parole de femmes aimerait élargir le dispositif aux écoles primaires. Les rapports de force entre les sexes ne sont pas le seul sujet abordé. Au programme, on trouve aussi la laïcité, le racisme, la citoyenneté... Des sujets qui se rejoignent, selon les intervenantes.
Dans un pays où une femme sur dix est victime de violences, il peut sembler délicat d'en parler à des adolescents. Pourtant Olivia Cattan est claire: "Ils ont déjà eu des rapports à la violence. Ils racontent même parfois celles qu'ils ont subies ou commises." Le but de l'intervention est de montrer à l'enfant une alternative, de l'aider à canaliser son agressivité. Les garçons prennent conscience de ce qu'ils peuvent infliger aux filles. Et elles comprennent qu'elles doivent réagir, parler. Dans les classes, beaucoup de préjugés circulent, des phrases choquantes peuvent surgir à tout moment. Olivia Cattan veut croire que son action a une influence. Mais elle reconnaît que les jeunes ne participent pas de la même manière et n'ont pas la même réceptivité. "On met une petite graine dans leur tête et on attend de voir si ça pousse."
Noémie Toledano, Institut européen de journalisme - leJDD.fr
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Jeudi, 25 Mars 2010 |
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L'association paroles de femmes a rencontré le PDG du laboratoire lyonnais des 3 chênes, Eric Favre et son égérie la sportive Nathalie Mur afin de parler de la santé des jeunes et du rapport des femmes au sport, notamment des jeunes filles qui, d'après la dernière enquête du Ministère de la Santé, bouderaient une activité sportive à l'adolescence. Ils interviendront tous les deux en mai et en juin dans le cadre de nos modules de prévention à destination des établissements scolaires afin de parler de la façon dont les jeunes se nourissent, de leurs rapports aux corps et du mieux être grâce au sport.
A lire, comment j'ai perdu 20 kilos et changé de vie de nathalie Mur aux Editions Tribal |
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Jeudi, 25 Février 2010 |
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L’association Paroles de femmes, auditionnée par la commission sur la lutte contre les violences, se dit en partie satisfaite de la proposition d’une nouvelle loi.
Cette loi est malheureusement encore trop vague sur la mise en protection des victimes, le relogement, l’accompagnement juridique, psychologique et financier de la victime.
En combien de temps de logement sera-t-il donné, y aura-t-il une gratuité ? Les femmes pourront –elles bénéficiées de ce logement d’urgence sur une durée déterminée ? Les aidera-t-on dans leur reconstruction et réinsertion ?
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Jeudi, 14 Janvier 2010 |
Sexisme à l'école : Paroles de Femmes déconstruit les clichés
Il est onze heures et la cloche retentit dans les couloirs du Collège Georges Rouault, à Pantin, dans le 19ème arrondissement de Paris. Comme dans tout établissement, ça chahute dans les couloirs entre deux cours. D'autant que celui qui arrive n'est pas tout à fait comme les autres. Pour la première fois depuis la rentrée scolaire, les élèves de 4ème ont rendez-vous avec l'association Paroles de Femmes. L'année dernière déjà, ils ont eu droit à plusieurs interventions. Mais aujourd'hui, c'est la reprise. Créée en 2006 par Olivia Cattan, journaliste et écrivain, l'association a pour vocation de lutter pour l'égalité hommes-femmes dans notre société. Entre autres initiatives politiques et sociales, Paroles de Femmes intervient, donc, dans différents collèges de Paris et sa banlieue. Au programme : des « cours » d'éducation à l'égalité des sexes et à la mixité, la citoyenneté et les droits humains. Une heure, tous les quinze jours, pour rétablir certaines vérités, déconstruire les clichés et les préjugés, en particulier sur les rapports garçons-filles. Georges Benguigui, principal adjoint du collège Rouault, a fait appel à l'association suite à certains problèmes de comportements dans son établissement : « Quand les filles sont en jupe, ou trop féminines elles sont perçues comme légères ou aguicheuses. Du coup, les garçons se croient tout permis et disent que c'est de la faute des filles qui éveillent volontairement leurs désirs », explique-t-il. Dur à entendre de nos jours. Et pourtant, la réalité est là. Dans ce collège classé ambition réussite, les clichés ont la vie dure. Quand Olivia Cattan demande, pour débuter son cours : « Pensez-vous que les hommes et les femmes sont égaux ? », la réponse fuse : « Non, les filles font la vaisselle, les gars ne font rien à part regarder la télé ! ». Forcément, à la maison, c'est souvent comme cela que ça se passe. « Entre leurs cultures, leurs traditions et le reste, ils ont du mal à y voir clair. Alors leur faire savoir qu'on peut penser autrement, c'est déjà énorme », assure Olivia Cattan. Le but de Paroles de Femmes : tenter d'améliorer le vivre ensemble dans ces établissements où l'ignorance et le manque de repères créent des tensions inutiles et nuisibles. Nadia Méhouri, bénévole de l'association, confirme : « Certains posent des questions d'une incroyable naïveté. Certaines évidences sont ignorées. En rappelant tout simplement que certaines femmes font des métiers supposés d'hommes, ou que Rachida Dati ou Ségolène Royal ont été ministre ou candidate à la présidentielle, on les met face à leurs contradictions... » Pour tenter de captiver l'attention des élèves, Olivia propose des exercices pratiques : deux jeunes viennent au tableau. Un garçon, une fille. Ils doivent jouer une petite scène écrite par l'équipe de Paroles de Femmes. Sauf que le garçon joue la fille et inversement. On se met dans la peau de l'autre pour mieux comprendre ce qu'il peut ressentir. Drôlement efficace quand les garçons réalisent à quel point ils peuvent être machos ! Côté théorie, certains chiffres parlent d'eux même et font réagir. Lorsqu'Olivia apprend aux élèves qu'une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon ou que 48 000 femmes sont violées chaque année, ils n'y croient pas... Et le brouhaha de la classe diminue légèrement sous le poids de l'information. Olivia Cattan aime à dire qu'elle essaie de « planter une petite graine dans la tête de ces jeunes qui, peut-être, germera ». Nadia Méhouri ne dit pas autre chose : « Peut-être que certaines filles pourront éviter des situations critiques en se souvenant de ce que nous tentons de leur inculquer ici. Elles oseront s'affirmer car elles sauront qu'une autre réalité existe pour les femmes en dehors de celle qu'elles connaissent». Le jour où la petite Sarah, devenue adulte, sera confrontée à la possibilité ou pas, de mettre la burqua, comme le fait aujourd'hui sa soeur, peut-être se souviendra-t-elle des paroles de femmes qu'elle aura entendu au collège.... Et les garçons seront peut-être plus respectueux des filles. Mohamadou, lui, en a déjà pris de la graine : « Depuis que je suis les cours de Paroles de Femmes, je suis plus gentil avec les filles, je leur parle mieux, et à la maison j'aide plus ma mère et mes soeurs ». Pourvu que ça dure... |
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Vendredi, 04 Décembre 2009 |
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L'association Paroles de femmes sera aux côtés de l'association Pax Medicalis afin de participer à la soirée caritative en honneur de Soeur Emmanuelle. Olivia Cattan avait rencontré soeur Emmanuelle avec Marek Halter. et avaient évoqué la militance, l'aide aux plus démunis et la solidarité. C'est afin de pousuivre cet engagement que nous serons à Menton le 20 décembre 2009.
Pour plus d'infos : Dimanche 20 décembre 2009 à 20h. Palais de l'Europe
Réservations pour le concert de Jane Manson : 04 92 41 76 95 |
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Lundi, 23 Novembre 2009 |
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En exclusivité le clip "Sentiers battus" de Junajah
Construisons ensemble "Des Maisons Citoyennes" afin d'accueillir les femmes en situation précaire et victimes de violences
Réalisé par Drella Forever
Texte protégé par la SACD |
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Lundi, 23 Novembre 2009 |
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Elle est blonde, elle est belle, elle a une voix toute douce au naturel qui se teinte de rage et pétrifie l'assistance quand elle monte sur scène... A deux jours de la Journée mondiale pour l'élimination des violences faites aux femmes, Julie alias Junajah, jeune artiste de la scène slam, ce mouvement artistique dont Grand Corps Malade est le chef de file, entame ce matin une tournée des collèges pour l'association Paroles de femmes.
Pas de discours pédagogique, pas de poing levé, pas même de musique... Junajah déclame sa poésie, et sa poésie est noire, bleue ou jaune, comme la couleur que prend la peau après les coups.
« On peut se relever et combattre »
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Lundi, 14 Septembre 2009 |
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Femmes victimes de violences psychologiques ou physiques, victimes de chantages, de mariages forcés, d'agressions sexuelles, femmes victimes de harcèlement sur votre lieu de travail, contactez-nous sans tarder en envoyant un mail à l'adresse suivante :
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Grâce à notre réseaux de professionnels (psychologoques, avocats, assistantes sociales, coach), nous vous aiderons dans toutes vos démarches.
Vous pouvez aussi vous rendre sans rendez-vous à nos permanences mensuelles à l'Espace Permanences de Levallois-Perret, 1 avenue du général de Gaulle, 92300 Levallois-Perret. Métro Anatole France ou Louise Michel.
Téléphone : 01 47 31 59 33
Prochaines permanences 2009/2010
- lundi 21/09/2009
- lundi 05/10/2009
- lundi 02/11/2009
- lundi 14/12/2009
- lundi 04/01/2010
- lundi 01/02/2010
- lundi 01/03/2010
- lundi 12/04/2010
- lundi 10/05/2010
- lundi 07/06/2010
Une bénévole vous recevra de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30^et vous aidera dans vos démarches.
En dehors de ces jours de permanence, vous pouvez nous contacter pour prendre un rendez-vous par mail à
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Lundi, 14 Septembre 2009 |
Afin de poursuivre le travail de prévention dans les Etablissements scolaires et les centres de détenus, l'association Paroles de femmes propose une méthode pédagogique qui permettra aux professeurs et aux éducateurs de poursuivre le travail initié lors de nos interventions. Ce Guide sera disponible dès le mois de Novembre sur notre Espace boutique.
Pour le commander dès aujourd'hui, envoyez-nous vos demandes par mail à
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Dimanche, 13 Septembre 2009 |
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Paroles de femmes était en Juillet dernier dans une unité éducative d'activités de jour dans l'Essone afin de participer au stage de citoyenneté sous l'Egide du Ministère de la Justice. Sur une durée de trois jours, nous sommes intervenues afin d'aborder les relations garçons-filles, la violence, la sexualité, l'ensemble des discriminations. Ces journées furent riches en débats, en dialogues et en émotions. Accompagnées par des éducateurs et en présence de l'association du théâtre du fil, ces centres permettent à ces jeunes de se remettre en question afin de prévenir d'autres outrages ou actes violents envers les personnes dépositaires de l'autorité ou représentants une administration.
Nous effectuerons une nouvelle mission auprès de jeunes entre 13 et 17 ans en octobre 2009. |
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